samedi 29 septembre 2007

Chicago's Critical Mass - 10th Anniversary



WIIIICCCKKEEEEDDDDD!!!!!!! La voilà la Grand Messe, la méga réunion, la free party du vélo, l’émeute en deux roues, la prise de la ville, le tsunami écolo, la fiesta des riders, la plus grande ballade citadine du monde… http://chicagocriticalmass.org/



Et ouai les mecs, si je suis restée ici c’est aussi pour ça, la surprise est de taille, c’est un peu le « climax » de mon voyage qui s’achève dans quelques jours. Une conclusion tout en couleurs, en bourdonnements de roues qui tournent, en musique, en sourires. Cette réunion a lieu ici un vendredi par mois. Mais celle-ci est un peu spéciale : cela fait dix ans que ça tourne. Un lieu de rendez-vous en plein downtown,





un horaire (17 heures théoriques), une fanfare roulante et un parcours totalement anarchique, les meneurs (dont votre conteuse faisait partie) allant plus ou moins bon leur semble, l'encadrement policier étant largement dépassé par le nombre. Mais prendre une rue ou un virage à 3000 c’est pas toujours super évident. Les automobilistes ont la frousse en tous les cas, beaucoup sont plutôt sympas et résignés. Quitte à rester à l'arrêt pendant 45 minutes le temps que tout le monde passe, autant couper le moteur et applaudir.





Les ricains encore une fois perdent toute commune mesure dans ce genre de délire : les vélos sont customisés à mort, les styles pour certains bien étudiés ; les déguisements sont de sortie ; musique, enfant, chien, bière sont embarqués ; cartes de visite distribuées (oui oui, un avocat m'a accostée en vélo pour me proposer ses services au cas où je me ferais arrêter ou ferais une chute), bref : un beau bordel. Je ne regrette qu’une chose finalement : ne pas pouvoir participer à celle du mois d’octobre qui tombe le 26 à 5 jours d'Halloween et qui promet d'être riche en citrouilles, sorcières, Scream masks et autres fantaisies.




Autre blog a visiter:
www.chicagobikearazzi.blogspot.com

lundi 24 septembre 2007

Welcome to Chicago, Illinois

La gentillesse et l’affabilité seront certainement les deux mots que j’utiliserais le plus volontiers pour décrire les habitant de cette ville. À la différence de NY, si vous demandez votre chemin, les gens ne vus ignorent pas en pensant que vous allez leur dérober: 1) leur blackberry - 2) leur chihuahua toy à 4000 - 3) leur café dégueulasse - 4) euh… Leurs chaussures ? Ici, les personnes vont même vers vous en vous voyant errer l’air hagard. C’est donc spontanément que l’on est venu me parler et m'indiquer la route à suivre. Il faut dire qu’une petite nana se baladant dans le métro avec une boîte grosse comme elle ça intrigue. Et puis il semblerait que je sois destinée à continuer mon petit commerce. Un grand gars genre format frigo américain toutes options m'a ainsi gentiment troqué 8 carrés de son chocolat noir Hershey's contre... Un pseudo carambar à la banane d'ici que j’affectionne particulièrement. Je dois tellement être parisienne et blasée que la gentillesse me surprend, je commence vraiment donc à filer un mauvais coton. Meme les flics sont sympas : les pervenches se baladent sur des machines qui roulent toutes seules, bah oui c'est vrai ça un accident est si vite arrivé lorsque tu arpentes le trottoir pour aligner les bagnoles.

Pas étonnant qu’ils deviennent tous gros à un moment. Ici en tous cas ce n’est pas la police qui nettoient la ville au Karsher mais des employés municipaux et ça ne choquent personne à part moi qui me suis stoppée net pour prendre un photo.


Bah ouai, joindre le geste à l'image, c’est ça la pédagogie mon vieux. Pour ce qui est de la répression d’ailleurs, ici elle semble bien faiblarde. Je n’ai pas vu un seul motard porter de casque. Mais même pas en faisant style je vais le mettre, il est sur mon guidon. 0. Pas de casque du tout, étonnant. Les limos aussi sont différentes : sortes d’hybrides entre le SUV, le monospace et la stretch. Ça donne ça :














Voilà voilà. Je pourrais aussi vous parler du papier peint de ma chambre d’hostel :


Ou des panneaux du El (le metro d’ici) :














Ou de mon "sponsor", qui lui pour le coup file vraiment un mauvais coton et fait des gorges chaudes :
http://www.theonion.com/content/news/14_american_apparel_models_freed

Mais non, je vais me taire, de toutes facons je plane un peu a 5 Miles.

Bike dating




Pour sûr il fallait que ça arrive. On va pas s’épancher trop longtemps, un peu de pudeur quand même, et puis ça risque d'ennuyer les mecs, s'il en reste encore qui s'intéressent à ce "journal". Chicago est une ville incroyable, on y fait beaucoup de vélo (c’est très plat), on y boit beaucoup de bière et on s'y baigne, oui oui, dans une eau qui ressemble à la mer mais sans les odeurs de marée, les crabes, méduses et autres goémons. C’est donc tout naturellement grâce au vélo que j'ai eu l'occasion de faire des rencontres surprenantes. Tout a commencé au moment même de mon arrivée. J'ai dû lâchement abandonné mon précieux engin dans sa belle boîte de voyage à l’aéroport, le temps de nous trouver un endroit où dormir. Ca m’a quand même pris 36 heures, inutile de vous dire que lorsque je suis allé le chercher je l'ai littéralement serré dans mes bras. Si vous laissez un bagage, ou dans mon cas du matériel de sport oversize, sur le tapis roulant, la compagnie porteuse est tenue de conserver l’objet jusqu’à présentation du coupon correspondant par son propriétaire. C'est la loi, c'est comme ça et c'est bien pratique. Nous avons donc lui et moi (le vélo toujours) emménagé dans notre nouveau youth hostel (auberge de jeunesse pour ceux qui auraient perdu le fil). J’ai tout naturellement sympathisé avec l’un des membres du personnel de cette honorable institution en parlant vélo, ce gentil jeune homme étant lui-même propriétaire d'une petite reine bien française, une bicyclette Motobecane vintage. La connivence et d’autres sujets communs ont donc fait que l'entente de nos chères machines nous a porté à pousser plus avant la nôtre. Je suis donc toujours à Chicago. Je n'ai pas pris mon vol pour Montréal et je dois normalement voler vers cette ville mercredi. Ça tombe bien: deux jours c'est vraiment trop court et puis je n'ai pas encore goûté la fameuse pizza locale ni mis les pieds dans un club de blues. Niveau musique d’ailleurs je suis servie : j’habite maintenant dan une maison où la porte ne se ferme jamais (oui c’est ça, la maison bleue accrochée sur la colline) mais en mieux quand même, trois musiciens utilisant leur salon comme salle de répét’. Tout ça sent bon la joie de vivre et l’été. Il fait toujours aussi chaud et beau ici. J'ai même sorti mon bikini et piqué une tête dans le lac. Mon vélo et moi sommes donc au top : chacun de nous a trouvé un compagnon de ballade et y'a pas à tortiller, ça vous fait voir la ville autrement.

dimanche 23 septembre 2007

Bigoterie et pacotille



Ah NY... c'est en regardant les photos, en les triant, que j'ai trouvé la motiv' pour m'épancher un peu plus. Le vélo ca permet aussi de se perdre, de se laisser porter par le mouvement, les bagnoles, les bouchons, les rues dans un seul sens qui t'obligent continuellement à faire des carrés. Tout ces trucs qui font que certains soirs tu te retrouve pas forcément où tu avais l'intention d'aller. Coup de bol ou coup du sort à vous de voir, mais par pur hasard j'ai trouvé le Saint des Saints des ritals de Mulberry Street (http://www.littleitalynyc.com/). Les Franciscains l’ont bien planqués leur objet de culte, leur San Gennaro qu’ils baladent et exhibent pendant cinq longs jours. Cinq jours de relents de graillons, de musique genre Macchina à toc, de verres à pina collada souvenirs, de restes de sandwichs à la saucisse sur le trottoir. En bref, cinq jours de calvaire, de bordel monstrueux et un enfer pour le voisinage. Probable résistance des ritals face à l'étau chinois qui se resserre jour après jour autour d'eux et réduit peu à peu leur périmètre, que sais-je. « On est là, on est champions du monde et notre bouffe est sûrement encore plus douteuse que la vôtre ». Ouai parce que là c’est le meilleur du pire, des pizzas de 5 cm de hauteur desséchées, des assiettes de tomates-mozza avec des rondelles grosses comme des steaks, des pâtisseries suintantes de gras et des assiettes de pâtes archi cuites.

Mais je l’ai trouvé leur statue, là planquée dans la cour des franciscains à deux mètres d’une enceinte grande comme moi crachant des tubes peu orthodoxes. « Allez-y, approchez, une femme à barbe, un Saint richissime, une femme-sirène, des chapelets fluos - deux pour 10 dollars et altre cazzate varie ».



















En tous cas pour le coup j’ai même pas pu me la péter en rital parce que la plupart ne connaissent plus ou pas leur langue. Beaucoup de forains, parce que c’est de cela qu'il s’agit, sont de toute façon mexicains et sont là pour vendre des saucisses. Les images sont plutôt drôles, un peu tristes aussi pour ma part, ennuyée de constater combien une culture peut se dénaturer. Y'a que les chinois encore une fois qui s'en sortent pas mal : chez eux, à deux rues, je n'ai pas croisé un seul obèse.



T-shirt vu : Hug me I’m Italian

vendredi 21 septembre 2007

Galer


Bon les mecs, je sais c'est le silence radio mais là je galère sec avec le montage vidéo. J'essaye de travailler pour réduire les secousses mais c'est pas évident de trouver le bon format de compression qui va avec. Sinon, j'ai quitté Brooklyn hier matin. Je suis à Sweet Home Chicago, da Windy City s'il en est une. Les locals sont très sympas, very helpful. Je squatte une auberge de jeunesse en plein downtown, qui ressemble à un immeuble hlm, sur sept étages, des centaines de personnes (www.hiChicago.org). Ce soir d'ailleurs, je me casse, pourtant mes roommates japonaises étaient plutôt cool: on a fait du commerce équitable, tiens je t'échange une préparation Miso contre deux sachets de thé vert, tout ca. Je vais dans un quartier plus au nord, que j'ai inspecté hier, où se trouve une auberge aux proportions plus humaines. D'ailleurs, c'est curieux, mais ce quartier me rappelle vaguement Brooklyn... Brick City. So long.

mercredi 19 septembre 2007

Lavillenvélo

Ce message date de mardi 18. J'ai tellement lerga avec cette histoire de film... J'ai failli give up plusieurs fois mais bon, je suis tenace. C'était moi ou la machine. Donc, entre-temps il s'est passé pas mal de choses, des musées, des rencontres, une expo qui m'a fendu le coeur. Tout cela risque un peu d'apparaître dans le désordre. Je suis à Chicago désormais mais je travaille encore à coucher sur papier ce que j'ai absorbé à NY.


Ay'est c'est installé et c'est un truc de MALADE MENTAL!!! J'espère que vous apprécierez autant que moi. C'était son premier jour de sortie et j'ai un peu tatonné. Surtout que l'on ne peut pas se rejouer les vidéos pour en vérifier la qualité. Ce qui est dans la boîte est dans la boîte. Ces images sont prises avec cette caméra : http://www.shop.avenuedelaglisse.com/
Elle est ici fixée sur mon casque. L'option guidon donne un peu mal au cœur et ne permet pas de vision à 180 degrés. Voici Broadway, comme je l'ai vécue :





Les secousses sont dues aux nombreux nids de poule qui parsèment les chaussées New Yorkaises. C'est l'un des paradoxes de cette ville: tant d'argent mais une voierie de merde.

Pour l'option musique : désolée pour l'habillage sonore qui n'existe pas. Sur ce coup-là j'en suis encore à l'âge du papier-stylo avec mes tracklists recopiées sur mon cahier. Mettre du son sur un blog est apparement pas hyper-simple, il faut créer une URL blah blah, boring boring. Si quelqu'un touche un peu en la matière, je suis ouverte à toute suggestion. Merci.

P.S. : j'ai ajouté de nouvelles photos grand format plus bas.

mardi 18 septembre 2007

Get off my cloud

Bon ici tout va TROP TROP VITE!!! EN vélo, encore plus. Je quadrille littéralement la ville et c'est le bonheur absolu. Oui, je suis prudente j'ai mon caq' et mes loupiottes. J'ai surtout des yeux derrière la tête, au-dessus, dessous... Hier soir, à Battery Park () j'ai manqué me faire attaquer par deux pigeons http://maps.google.com/ .Chacun sa m... J'ai donc pas trop le temps de rédiger un truc long, chiadé tout ca, mais sachez en tous les cas que j'ai passé un dimanche F-O-R-M-I-D-A-B-L-E et que vraiment si j'avais su qu'il existait une ville dans laquelle cette grosse pilule pouvait passer facilement, j'aurais tout fait pour me laisser enfermer ici plus tôt.


Le Brooklyn Book Festival (http://www.brooklynbookfestival.org/) se tenait donc au bout du pont de Brooklyn par cette belle journée ensoleillée. Ayant consulté le programme préalablement, je décidais donc d'assister à une discussion "Brooklyn Bridges Europe" à laquelle devait prendre part Jonathan Safran Foer (allez-y, courez-y même, aux Editions de l'Olivier). Je ne vais pas vous faire un topo, ca parlait traduction, voyages, mais s'il est une chose à retenir la voici : les 5 intervenants se sont en gros étonné de voir combien la littérature outre-Atlantique occupait la place en Europe, notamment en France et en Allemagne. Ils déploraient que l'inverse ne se retrouve pas de leur côté. La faute à qui selon eux? Aux éditeurs américains qui redoutent le peu de succès des livres écrits par des européens et... le manque de bons traducteurs. Selon M. Cohen (Editeur de l'Olivier): "Il n'y a que peu de bons traducteurs. Seulement un ou deux par génération". Alors allez-y, il semblerait que celui qui a accepté de traduire JSF soit l'un des meilleurs.

J'ai donc passé mon dimanche à Brooklyn et j'ai laissé la ville me faire des propositions. Hop! j'ai attrapé un journal local gratuit en faisant la queue au supermarché, Hop! j'y ai lu qu'à 19h un opéra de Puccini (Il Tabarro) - http://www.lamediatheque.be/travers_sons/op_puc02.htm - se jouait au bord de l'eau... At sunset. Nice. Bien sûr que j'y vais. 25 $. Pas de place. Nul problème. J’ai déjà réussi à rentré à la lecture sans ticket grâce à la Providence, y’a pas de raison que ça marche pas encore une fois. C’est l’un des avantages de voyager seule. Tu n’as que toi à gérer, tu tchatches beaucoup plus et tu gardes plus facilement ton sang-froid lorsque tu racontes un mito (« I’m a journalist, I work for the French Translators Society blahblah… »).

C'était parfait. Imaginez le Batofar en plus propre, reconvertit en décor avec orchestre, chœurs, costumes tout ca mais en mieux. http://www.portsidenewyork.org/

Voilà comment s’est clôturée cette journée. Avec un verre de rouge face à Manhattan.

dimanche 16 septembre 2007

Et la culture dans tout ca?



















Donc après toutes ces histoires de pieds, de petons et d’orteils parlons un peu… Musée ? Ouai nan parce qu’il fallait bien que je fasse sécher mon vernis noir et en tongs tu vas pas bien loin à NY. Ça tombe bien, le Guggenheim http://www.guggenheim.org/new_york_index.shtml est à deux pas et Oh Joie ! c’est vendredi, c’est… Bon allez y’en a qui suivent ?

Me voilà donc dans la file d’attente, bien étirée, normal, entre les mecs qui veulent impressionner leur copine en leur proposant une before culturelle à moindre coût, les japonaises hyperactives sur le pont depuis 8h et les filles comme moi qui épluchent le TimeOut à la recherche de bons plans, ça en fait du monde. Je rentre donc dans ce musée en forme de coquillage – grazie Buren, c’est tout de même mieux que les colonnes du Palais-Royal - contre 1$ symbolique, le vendredi à partir de 18h l'entrée se fait contre une donation. Je sais c’est pas beaucoup mais damn, la moitié de la collection est absente pour cause de travaux et en plus on ne peut même pas emprunter la coursive en spirale sur laquelle beaucoup de skaters et autres rollermen ont dû fantasmer. Pas de scrupules.









En tous cas si vous êtes français et que vous avez le mal du pays rendez-vous là-bas. Plus spécifiquement à l’étage où se trouvent les œuvres françaises. Soit par chauvinisme, soit par radinerie ou un peu des deux, à croire qu’ils se sont passé le mot. Le Français du Guggenheim se distingue de 3 façons et ça commence avant même d’être à l’intérieur :

- Le français fume dans la queue. C’est comme quand tu attends le bus, ça te donne une contenance et puis « Merde i font chier ces ricains avec leur loi pourrie » Attends voir mec à la Saint-Sylvestre... Comme si ça suffisait pas pour se faire remarquer, il essaye de gruger et si quelqu’un l’alpague, il balbutie des excuses en Franglish en insistant bien sur l’accent Frenchie et là, l'italien en lui ressurgit, il s’amende avec les mains en mimant le désolé-vraiment-j’avais-pas-vu-qu’-y-avait-une-queue. Ridicule.

- Dans les salles, le français parle très très fort et commente avec emphase toutes les pièces réalisées par ses compatriotes. Tout ça avec beaucoup d’engouement et moult détails pas toujours très accurate. Du style : « Alors là tu vois chérie, un bon exemple de pré-impressionnisme » devant un Gauguin. Et nan mec raté, c’est du post qu’il s’agit.

- Le français, qui adore son portable parce qu’il sert à prendre des photos de soi dans les tribunes du Parc avé les copains http://www.psg.fr/fr/clubparcdesprinces/, cherche à photographier les œuvres à l'insu des vigiles dans des postures genre agent secret assez drôles et au résultat selon moi, peu probant. Y’a pas à tortiller, le français a vraiment tous les culots une fois sorti de son hexagone de pays.

Pour ce qui est des œuvres présentées, j’ai noté avec plaisir la présence d’un tableau représentant la Place Vintimille (75009 - pour les outsiders), réalisé par Edouard Vuillard et « pris » du dernier étage de l'immeuble située selon moi, à l'angle de la rue Ballu. Une tête, et non un buste, exécutée par Rodin (sans jeu de mots). Un buste monumental de Victor Hugo avec une attitude étrange. De nombreux Picasso, dont Les trois Baigneuses, Le Homard et le Chat, La Repasseuse ; La Femme à la Perruche de Renoir…



À d’autres étages j’ai été happée par des tableaux de Richard Poussette-Dart, hypnotiques, un peu comme ces posters très en vogue dans les années 90 et souvent affiché sur la porte des toilettes, sur lequel on devait fixer son regard pendant au moins 10 secondes (dans mon cas plutôt entre deux et cinq minutes) puis fermer les yeux et tout d’un coup TADA !!! Un animal ou un objet quelconque se distinguait sur le fond. Eh, Newton a bien déduit la loi de la gravitation en prenant une pomme sur la tête...



Vous avez vu tout de suite, l'épisode Musée c'est moins drôle. Mais revenez demain, y'aura du nouveau - Extrait:


samedi 15 septembre 2007

BlackBerry transplant



Ok donc en faisant l'acquisition de cet appareil je ne pensais avoir ouvert le sésame de la NYorkaise. À NY sans Berry http://www.blackberry.com/ tu n'es rien, d'ailleurs personne te parle parce que tu ne peux pas lire tes emails. Hier vendredi, j'ai donc décidé de faire ma NYorkaise. Ça marche et ça ne coûte pas si cher que ça. Messieurs, vous pouvez si vous le souhaitez passer directement au message suivant, celui sur les français, plus drôle peut-être (in progress).


Programme:

- Ne pas oublier de mettre une paire de tongs http://www.havaianas.com/ flip flops here - dans mon sac ET surtout pas des Croks http://www.crocs.com/ je tiens quand même à me singulariser et à rester digne.
- Le Beauty Parlor entre la 3ème et 84th que j'ai repéré est tenue par des mexicaines, un peu éloigné de Park et de la 5ème, je pense donc m'en tirer pour pas trop cher. Deux minettes s'activent rapidement autour de oim. Massages, onguents, pincettes, lime et bain à remous pour mes petons. Trois couches de vernis à paillettes sur les doigts (ay'est je le sens ça vient je commence à mâcher mon chewing-gum la bouche ouverte). Deux bonnes couches de vernis noirs sur les pieds. Là, normal, en attendant que ca sèche, je consulte mes messages sur mon BB, joue avec, écris des mails ou... j’écoute de la musique mais toute seule. Ah oui, j'oubliais l'autre accessoire fétiche des NYorkaises : le iPod. Donc je fais beaucoup de chose à la fois, même assise les pieds en éventails. Parce que c'est ca le secret de ces femmes : avoir l'air constamment très très occupée, même pour les plus oisives, et donner l'impression d'avoir toujours un truc mieux à faire.

En sortant de là je me suis sentie comme plus belle, tout de suite les pieds pour moi ca change tout. Fétichiste, toujours. Certaines NYorkaises peuvent se sentir nues sans Chanel no. 5 (http://www.chanel.com/), pour ma part, sans vernis noir j'ai le sentiment de me balader en string. Prise d’une folle envie de plaire je me suis engouffrée dans un salon de coiffure, avec beaucoup de monde à l'intérieur donc sûrement pas trop mal. Résultat : un cm en moins et 1 mètre cube de laque sur la tête. Le trou dans la couche d’ozone juste au-dessus de ce continent ne vient pas QUE des automobiles et des avions, faut pas déconner. Vu mon style, la coiffeuse n’a pas osé les rouleaux, elle a plutôt opté pour une coupe à la Nina Hagen http://fr.wikipedia.org/wiki/Nina_Hagen mais sans la laine et la couleur. Ouf.

Pour clôturer ce périple exclusivement féminin et répondre à cette soudaine poussée d'hormones, j’ai donc fais du shopping. Le style des NYorkaises n'est à mon goût pas des plus frais, sauf quelques rares exceptions et dans des quartiers bien spécifiques, genre NoLiTa http://www.nolita.it/nolita/. D’abord la NYorkaise oublie souvent d’enlever son badge en sortant du travail. Je vois ça plutôt comme un moyen de rencontrer l’âme sœur car ici vraiment la concurrence est rude, Dieu que les femmes sont nombreuses et seules !!! On ne sait jamais, un inconnu dans le métro pourrait vous adresser la parole en vous demandant : « How are you feeling today… Uh… Michelle ? ». En plus, ça permet de sauter tout de suite les classiques phrases bateau du genre : Et tu fais quoi dans la vie ? Puisque généralement sur ce badge figurent ET le nom de ta boîte ET souvent le département dans lequel tu travaille. Une ID à lui tout seul ce truc. Question style ou customisation c’est donc pas trop ça. Vendredi soir par exemple, j’ai vu pléthore de jeunes femmes en robe courte + talons. Ça fait très bal de promo, c’est pas toujours très seyant (surtout pas trop moulante la robe), en revanche ça laisse voir combien les NYorkaises sont obsédés par leurs poils. Ouai pour celles qui me connaissent, je m’en occupe la semaine prochaine.


Comme toujours, je regarde beaucoup les pieds. Ça y’est les gars, vous pouvez revenir dans le blog. « Dis-moi dans quoi tu marches et je te dirais qui tu es ». À ce niveau là rien à dire, les ricains sont les Rois de la basket. La AIR FORCE ONE http://www.nike.com/af1/index.jhtml est définitivement à l’honneur, toutes classes sociales, ethnies et couleurs confondues. Mais la clé du port de la basket réside en une chose ici, et si t'as pas compris ça mec, get out of here : le T-shirt se doit de toujours être coordonné avec la basket. Toujours. Pour moi facile, j’avais déjà commencé à Paris mais je ne pensais pas que ce soucis du détail pouvait prendre de telles proportions ailleurs que dans ma tête.

Ah oui, pour ceux qui seraient intéressé, et je sais qu’il y en a ici vu le nombre de requêtes que j’ai reçu, quel avenir pour le T-shirt I LOVE NY http://www.nycwebstore.com/SearchResult_ilny.aspx?CategoryID=62 ? C’est bien simple. Tu customises ton T selon tes baskets http://nikeid.nike.com/nikeid/index.jhtml?ref=emealanding&sitesrc=emealanding et ton quartier. Vu et particulièrement apprécié:

1) Air Force One Noir-Vert-Rouge + T-shirt I LOVE BX sur fond vert

2) Air Force One Blanc-Rouge-Noir + T-shirt I LOVE BK en noir sur fond blanc



La couleur du milieu c’est celle de la virgule… J’en vois quelques-uns qui sont déjà partis.

Peace.

jeudi 13 septembre 2007

Ayé je prends le temps de m'y mettre

À rebours... J'en ai tellement pris plein la face que ma mémoire est devenue sélective. D'abord sachez une chose : je crois avoir trouvé la clé de la cohabitation. C'est le système de ventilation très très bruyant que l'on allume en se trompant parfois d' interrupteur dans les s-d-b américaines. La voilà la solution des soucis de couples et de collocations. Bon passons.

Mon estomac a quand même résisté à une attaque chromatique. Il a goûté au M&M's noirs, parmes, verts "émeraude" (assortis à mes baskets et à mon sac) et même gris souris, bref toutes mes nuances préférées. Ils sont carrément trop forts ces cainris, ils arrivent à te faire tripper avec n'importe quoi. Et ca marche.



J'ai donc depuis mon arrivée trouvé le moyen de faire l'acquisition d'une FORMIDABLE bicyclette, dont l'antivol, adroitement désigné sous le nom de KRYPTONITE - New York Chain, pèse donc plus lourd que le vélo lui-même. Non je n'ai pas cédé à un achat compulsif, je me suis juste gentiment fait guédra à mort par le vendeur, un homme d'ailleurs plutôt séduisant, in his mid-forties. Il m'a même proposé d'aller dîner et m'a filé son numéro, mais là je me demande si vraiment ils ne sont pas prêts à tout ces gars pour faire des affaires. Soit. J'ai donc pris d'assaut mon nouveau tiéquar, ai fait des tours à Prospect Park. Il fait un temps magnifique et cela se ressent sur l'humeur des gens. D'ailleurs à Brooklyn tout le monde se parle et joue au foot.

Sinon, puisqu'on y est Mesdemoiselles, sachez que les hommes sont beaux à NY, plus que les Madames, et que la plupart travaillent au rez-de-chaussée d'Abercrombie & Fitch sur la 5ème. C'est à en lécher le bitume. Les coursiers sont pas mal non plus, ca doit être à cause de la sueur et des muscles qui travaillent.

Je trouve tout ce monde ma foi fort sympathique. Même mon colloc', celui qui m'a aidé à faire fonctionner la télé que j'ai encore une fois plantée... Dommage il est parti en week-end. Je suis donc seule, avec un programme (dans ma tête pas dans le petit écran) de malade, trois-quatre musées à visiter, un procession à laquelle je me dois d'assister chez les ritals vendredi (www.sangennaro.org), une block party d'artistes (thekitchen.org) et une cuite à faire passer pour arroser mes retrouvailles avec Monsieur Neil Aline (www.chezmusic.com) samedi, un festival Afro-américain dimanche matin, une séance de lecture et de dédicace l'aprés-midi (pas la mienne eh Bananes, celle de Jonathan Safran Foer - http://www.evene.fr/livres/livre/jonathan-safran-foer-extremement-fort-et-incroyablement-pres-22661.php)
www.brooklynbookfestival.org)

Pfiou. Faut aussi que j'arrange cette histoire de caméra. Pour l'instant les images sont statiques, à l'inverse de cette ville et de ses habitants, qui lorsqu'ils s'arrêtent de marcher c'est soit : 1) Parce qu'ils sont à la retraite - 2) Parce qu'ils sont au chômage - 3) Parce qu'ils sont très très riches - 4) Parce qu'ils sont cul-de-jatte (ouai tout de suite le 4ème point j'aurais pu éviter. Sale).

Bon pour finir,la musique sort même de terre à NY, si si, je vous assure.


vendredi 7 septembre 2007

Page en cours

Je n'ai pas encore préparé mon sac. Mais j'ai fais des listes. Work in progress...