

Ah NY... c'est en regardant les photos, en les triant, que j'ai trouvé la motiv' pour m'épancher un peu plus. Le vélo ca permet aussi de se perdre, de se laisser porter par le mouvement, les bagnoles, les bouchons, les rues dans un seul sens qui t'obligent continuellement à faire des carrés. Tout ces trucs qui font que certains soirs tu te retrouve pas forcément où tu avais l'intention d'aller. Coup de bol ou coup du sort à vous de voir, mais par pur hasard j'ai trouvé le Saint des Saints des ritals de Mulberry Street (http://www.littleitalynyc.com/). Les Franciscains l’ont bien planqués leur objet de culte, leur San Gennaro qu’ils baladent et exhibent pendant cinq longs jours. Cinq jours de relents de graillons, de musique genre Macchina à toc, de verres à pina collada souvenirs, de restes de sandwichs à la saucisse sur le trottoir. En bref, cinq jours de calvaire, de bordel monstrueux et un enfer pour le voisinage. Probable résistance des ritals face à l'étau chinois qui se resserre jour après jour autour d'eux et réduit peu à peu leur périmètre, que sais-je. « On est là, on est champions du monde et notre bouffe est sûrement encore plus douteuse que la vôtre ». Ouai parce que là c’est le meilleur du pire, des pizzas de 5 cm de hauteur desséchées, des assiettes de tomates-mozza avec des rondelles grosses comme des steaks, des pâtisseries suintantes de gras et des assiettes de pâtes archi cuites.
Mais je l’ai trouvé leur statue, là planquée dans la cour des franciscains à deux mètres d’une enceinte grande comme moi crachant des tubes peu orthodoxes. « Allez-y, approchez, une femme à barbe, un Saint richissime, une femme-sirène, des chapelets fluos - deux pour 10 dollars et altre cazzate varie ».


En tous cas pour le coup j’ai même pas pu me la péter en rital parce que la plupart ne connaissent plus ou pas leur langue. Beaucoup de forains, parce que c’est de cela qu'il s’agit, sont de toute façon mexicains et sont là pour vendre des saucisses. Les images sont plutôt drôles, un peu tristes aussi pour ma part, ennuyée de constater combien une culture peut se dénaturer. Y'a que les chinois encore une fois qui s'en sortent pas mal : chez eux, à deux rues, je n'ai pas croisé un seul obèse.

T-shirt vu : Hug me I’m Italian
1 commentaire:
Good Blog, Thanks
egold claick
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