

Donc après toutes ces histoires de pieds, de petons et d’orteils parlons un peu… Musée ? Ouai nan parce qu’il fallait bien que je fasse sécher mon vernis noir et en tongs tu vas pas bien loin à NY. Ça tombe bien, le Guggenheim http://www.guggenheim.org/new_york_index.shtml est à deux pas et Oh Joie ! c’est vendredi, c’est… Bon allez y’en a qui suivent ?
Me voilà donc dans la file d’attente, bien étirée, normal, entre les mecs qui veulent impressionner leur copine en leur proposant une before culturelle à moindre coût, les japonaises hyperactives sur le pont depuis 8h et les filles comme moi qui épluchent le TimeOut à la recherche de bons plans, ça en fait du monde. Je rentre donc dans ce musée en forme de coquillage – grazie Buren, c’est tout de même mieux que les colonnes du Palais-Royal - contre 1$ symbolique, le vendredi à partir de 18h l'entrée se fait contre une donation. Je sais c’est pas beaucoup mais damn, la moitié de la collection est absente pour cause de travaux et en plus on ne peut même pas emprunter la coursive en spirale sur laquelle beaucoup de skaters et autres rollermen ont dû fantasmer. Pas de scrupules.
En tous cas si vous êtes français et que vous avez le mal du pays rendez-vous là-bas. Plus spécifiquement à l’étage où se trouvent les œuvres françaises. Soit par chauvinisme, soit par radinerie ou un peu des deux, à croire qu’ils se sont passé le mot. Le Français du Guggenheim se distingue de 3 façons et ça commence avant même d’être à l’intérieur :
- Le français fume dans la queue. C’est comme quand tu attends le bus, ça te donne une contenance et puis « Merde i font chier ces ricains avec leur loi pourrie » Attends voir mec à la Saint-Sylvestre... Comme si ça suffisait pas pour se faire remarquer, il essaye de gruger et si quelqu’un l’alpague, il balbutie des excuses en Franglish en insistant bien sur l’accent Frenchie et là, l'italien en lui ressurgit, il s’amende avec les mains en mimant le désolé-vraiment-j’avais-pas-vu-qu’-y-avait-une-queue. Ridicule.
- Dans les salles, le français parle très très fort et commente avec emphase toutes les pièces réalisées par ses compatriotes. Tout ça avec beaucoup d’engouement et moult détails pas toujours très accurate. Du style : « Alors là tu vois chérie, un bon exemple de pré-impressionnisme » devant un Gauguin. Et nan mec raté, c’est du post qu’il s’agit.
- Le français, qui adore son portable parce qu’il sert à prendre des photos de soi dans les tribunes du Parc avé les copains http://www.psg.fr/fr/clubparcdesprinces/, cherche à photographier les œuvres à l'insu des vigiles dans des postures genre agent secret assez drôles et au résultat selon moi, peu probant. Y’a pas à tortiller, le français a vraiment tous les culots une fois sorti de son hexagone de pays.
Pour ce qui est des œuvres présentées, j’ai noté avec plaisir la présence d’un tableau représentant la Place Vintimille (75009 - pour les outsiders), réalisé par Edouard Vuillard et « pris » du dernier étage de l'immeuble située selon moi, à l'angle de la rue Ballu. Une tête, et non un buste, exécutée par Rodin (sans jeu de mots). Un buste monumental de Victor Hugo avec une attitude étrange. De nombreux Picasso, dont Les trois Baigneuses, Le Homard et le Chat, La Repasseuse ; La Femme à la Perruche de Renoir…
À d’autres étages j’ai été happée par des tableaux de Richard Poussette-Dart, hypnotiques, un peu comme ces posters très en vogue dans les années 90 et souvent affiché sur la porte des toilettes, sur lequel on devait fixer son regard pendant au moins 10 secondes (dans mon cas plutôt entre deux et cinq minutes) puis fermer les yeux et tout d’un coup TADA !!! Un animal ou un objet quelconque se distinguait sur le fond.
Eh, Newton a bien déduit la loi de la gravitation en prenant une pomme sur la tête...
Vous avez vu tout de suite, l'épisode Musée c'est moins drôle. Mais revenez demain, y'aura du nouveau - Extrait:



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