mardi 18 septembre 2007

Get off my cloud

Bon ici tout va TROP TROP VITE!!! EN vélo, encore plus. Je quadrille littéralement la ville et c'est le bonheur absolu. Oui, je suis prudente j'ai mon caq' et mes loupiottes. J'ai surtout des yeux derrière la tête, au-dessus, dessous... Hier soir, à Battery Park () j'ai manqué me faire attaquer par deux pigeons http://maps.google.com/ .Chacun sa m... J'ai donc pas trop le temps de rédiger un truc long, chiadé tout ca, mais sachez en tous les cas que j'ai passé un dimanche F-O-R-M-I-D-A-B-L-E et que vraiment si j'avais su qu'il existait une ville dans laquelle cette grosse pilule pouvait passer facilement, j'aurais tout fait pour me laisser enfermer ici plus tôt.


Le Brooklyn Book Festival (http://www.brooklynbookfestival.org/) se tenait donc au bout du pont de Brooklyn par cette belle journée ensoleillée. Ayant consulté le programme préalablement, je décidais donc d'assister à une discussion "Brooklyn Bridges Europe" à laquelle devait prendre part Jonathan Safran Foer (allez-y, courez-y même, aux Editions de l'Olivier). Je ne vais pas vous faire un topo, ca parlait traduction, voyages, mais s'il est une chose à retenir la voici : les 5 intervenants se sont en gros étonné de voir combien la littérature outre-Atlantique occupait la place en Europe, notamment en France et en Allemagne. Ils déploraient que l'inverse ne se retrouve pas de leur côté. La faute à qui selon eux? Aux éditeurs américains qui redoutent le peu de succès des livres écrits par des européens et... le manque de bons traducteurs. Selon M. Cohen (Editeur de l'Olivier): "Il n'y a que peu de bons traducteurs. Seulement un ou deux par génération". Alors allez-y, il semblerait que celui qui a accepté de traduire JSF soit l'un des meilleurs.

J'ai donc passé mon dimanche à Brooklyn et j'ai laissé la ville me faire des propositions. Hop! j'ai attrapé un journal local gratuit en faisant la queue au supermarché, Hop! j'y ai lu qu'à 19h un opéra de Puccini (Il Tabarro) - http://www.lamediatheque.be/travers_sons/op_puc02.htm - se jouait au bord de l'eau... At sunset. Nice. Bien sûr que j'y vais. 25 $. Pas de place. Nul problème. J’ai déjà réussi à rentré à la lecture sans ticket grâce à la Providence, y’a pas de raison que ça marche pas encore une fois. C’est l’un des avantages de voyager seule. Tu n’as que toi à gérer, tu tchatches beaucoup plus et tu gardes plus facilement ton sang-froid lorsque tu racontes un mito (« I’m a journalist, I work for the French Translators Society blahblah… »).

C'était parfait. Imaginez le Batofar en plus propre, reconvertit en décor avec orchestre, chœurs, costumes tout ca mais en mieux. http://www.portsidenewyork.org/

Voilà comment s’est clôturée cette journée. Avec un verre de rouge face à Manhattan.

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