
Sol LeWitt - Broken bands of color in four directions - 2004
Aaaarrrrggghhhh!!! Trop de couleurs ! Ça c’est NY : des couleurs partout, des trucs qui clignotent, des bruits de klaxon, des sirènes… Oulala, j’ai comme un relan de M&M’s jaune fluo qui refait surface là. Quitte à repartir avec quelque chose, autant emporter avec soi une bonne maladie.Pour ma part, ce sera décidément les couleurs de cette ville,
le « marche ou crève » dans le regard de presque tout le monde, les effluves immondes de
Grand Street, la beauté de certains mecs et tous ces gens croisés si singuliers qui prouvent véritablement que NY est capable de tout : du meilleur comme du pire.
Me voilà donc à 9 heures du départ, un vélo encore à démonter, deux sacs à remplir, des tickets de caisse à trier et une dernière ballade à faire. J’ai regardé Brooklyn hier d'en face, sûre que je n'arriverais pas à repasser le pont avant de partir. Et puis moi j'aime pas les au-revoir et puis c'est pas comme si j'allais jamais revenir pas vrai? Ici les journées c’est comme des parties de poker : tu flambes, tu gagnes, tu passes par des phases d'up and down d’une heure à l’autre, du fou rire compulsif à l’envie d’hurler très très fort en tapant des pieds. Tout ça fait que probablement ici plus qu’ailleurs, chaque moment est vécu avec deux fois plus d’intensité.
De mes derniers jours je vous rapporte des photos (ouai je sais, encore). Du MoMA notamment où je me suis tapée des barres de rire toute seule, où j’ai même parlé toute seule – nan, nan, c’est pas triste, y’en a plein des gens qui parlent tout seul ici, c’est normal.
(les titres des pièces et noms des auteurs apparaissent comme ceci)

Les chaises m'ont passionnée durant cette visite. Je pense qu'il faudra un jour que je fasse un travail là-dessus, je pense que l'interprétation peut aller très loin. Celles du jardin - qui ne font donc pas partie de l'inventaire des pièces exposées - m'ont pas mal plu. Avant même d'accéder aux étages du musée, j'ai donc passé quelque temps dans le jardin puis me suis égarée loooiiinnn dans le bâtiment de l'administration, ce qui m'a valu une ballade un peu angoissante dans les ascenseurs réservés au personnel qui ne fontionnent qu'avec des badges. Et puis ils semblent avoir une "life of their own" ces appareils, preuve en est cette vidéo où le poltergeist semble bien actif :
Jim Lambie "Zobop!"
Nan sans blague, j'ai du passer 20 minutes à errer du mauvais côté, j'ai fini par ressortir par la fire escape. Du RolK tout craché, "Tiens et si j'empruntais un chemin différent de celui emprunté par le commun des mortels". J'ai pas approché de l'au-delà mais cette expérience avait quand même, il faut bien l'avouer, quelque chose de mystique. Bref.
La couleur a donc frappé dès l'entrée, je me suis pris une attaque de Rubicube,
Ellsworth Kelly - Colors for a large wall - 1951
Barnett Newman - Broken Obelisk - 1963-69 (Given anonymously in 1971)
Après ça, un obélisque aurait tout à fait pu me tomber sur le coin de la gueule, d’ailleurs j’aimerais pas être à la place du vigile posté à deux mètres toute la journée.
Mon inclination à porter du vert m’a donc ensuite naturellement poussée à photographier une toile à dominante euh… verte ?
Joan Mitchell - No Rain - 1976
Une chaise, tiens tiens, m’a captivée :
Patrick Norguet - Rainbow Chair - 2000
Et puis plein de trucs de ritals vraiment trop forts en design. Grâce à l'un d'eux d’ailleurs, j’ai pu revoir de près le mange-disque orange de mon enfance :
Une autre chaise, et puis encore une autre, oulala trop c’est trop. Cette fixette est peut-être due au fait que justement à NY on a plutôt tendance à oublier de s'asseoir, que sais-je ?
Ford Madox Brown - Sussex corner chair - circa 1895
Josef Hoffmann - Sitzmaschine chair (model 670) - circa 1905Ah ouai et une relique de chez relique : le premier iPod les mecs! J'avais oublié à quel point il était gros mais damn, je savais pas que c'était un beef qui l'avait dessiné.
Jonathan Ive - iPod - 2001
Robert Ryman - Twin - 1966
Yves Klein - Blue Monochrome - 1961
John McCracken - The absolutely naked fragrance - 1967D'autres photos se trouvent en bas de blog, dans la galerie, le format est plus grand et la résolution un peu meilleure.
Pour vous tenir en haleine jusqu'au prochain récit, voici juste un avant-goût :
http://www.fr.singelringen.com/
Allez hein.




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