samedi 24 novembre 2007

Dinde







Bon Thanksgiving c'était y'a presque une semaine. Entre-temps y'a eu quelques changements, je crois bien que je vais pas rentrer en France le 3 comme prévu... On connaît le bonhomme, ca sonne une peu déjà-vu (déjà-vous en anglais) n'est ce pas? Anyway. Le tour de
montagnes russes c'était après le surf mais avant déjeuner, heureusement, je crois que sinon j'aurais vomi jusqu'au wishbone. Donc oui Thanksgiving se fête et de préférence pas seul(e), j'aurais dû être ce jour là sur la route, remontant vers SF, seule avec mon iPod mais non, le menu m'a mis à la bouche, pour 15 billets, dinde et jambon rôtis, purée, haricots verts à la mode, purée de carottes, croquettes de légumes, coleslaw, gravy, confitures d'airelles, buns, pumpkin pie, vin à volonté. Le tout cuisiné par Mum - aka Glanice - sexa travaillant au Bangalow et vraiment une maman pour tous les
Amber's board - Ruby
garçons
qui travaillent là. Ma copine Amber (l'australienne) a finalement elle aussi repoussé son départ, elle prendra le train de 22h, je la conduis donc OUI je sais, je fais bien attention de ne pas boire trop. Ici le Drunk Driving ça coûte cher. Donc vraiment une belle journée. Amber et moi sommes allées surfer à Ocean Beach, j'étais contente d'utiliser ma caisse, car avec tous ces retournements de situation, je ne l'ai que peu utilisée. Conduire en combi c'est pas le top mais le spot est bon bien que moi je ne maitrise pas trop. J'ai encore beaucoup à apprendre mais au moins je sais prendre les vagues, ceci grâce à la pratique du morey quand j'étais jeune (ça sonne trop bizarre de dire ça nan?). Pour ce qui est de tenir sur la planche c'est une autre histoire, d'ailleurs ce sport est surement le plus difficile que j'ai jamais pratiqué, il fait travailler des muscles qui n'ont probablement jamais été aussi sollicités ou bien que je ne pensais pas avoir. Au choix. Mais je persévère, il faut de la ténacité. Donc après la session, petit épisode rigolo de nous deux en train de cacher une longboard vert fluo sous ma voiture sur le parking de la fête foraine, plutôt marrant, Amber on s'est payé un tour de manège et une bonne barre de rire histoire de se mettre en condition pour le repas.

Nous y voilà donc au repas. Normalement c'était prévu pour 15 heures en fait on a mangé plutôt vers 16h -16h30. Ce qui veut dire qu'entre-temps, y'en a qui ont pas mal picolés et notamment ma copine Amber. Et là l'un des épisodes les plus golri de ma vie a débuté. D'abord on picole, on mange beaucoup, on rigole, (elle a une farting machine qu'elle s'amuse a déclencher en public à la moindre occasion, genre au cinoche). On s'extasie devant le coucher de soleil. Ensuite viennent les jeux idiots du style deux équipes, challenges de gobelets, celui qui perds boit cul sec tout ça tout ça. Et là ca a été le début de la fin de ma copine. On a du littéralement l'enfourner dans ma voiture, elle, ses deux sacs et Ruby, sa surfboard. Une rangée de 5 paires de fesses dénudées a salué notre envol et nous voilà parties en direction de Santa Fe station (aka SD Amtrak). Elle est pas bien en forme ma cops ou plutôt si en fait: elle gueule dans la gare, tombe par terre, engueule les badauds, se casse la gueule dans la barrière de sécurité... Grand show. Arrivée au comptoir un employé Amtrak me dit qu'elle est trop bourrée et qu'elle risque de ne pas être autorisée à monter dans le train. Le truc c'est qu'elle doit se rendre à LA pour prendre un vol en direction de la Barbade à 7h40 demain matin. Elle me fait la totale: fait mine de déboutonner son falzar pour faire pipi devant la gare, s'enferme dans les toilettes et met 20 minutes avant de réussir à rouvrir le loquet, essaye de guélan le mec de Amtrak trop patient, qui s'est aussi pris quelques coups de pieds et de griffes... Moi j'ai commencé à paniquer un peu, après tout cette meuf je la connais que depuis 5 jours damn... J'ai rien demander à personne oim... Enfin, je vais pas l'abandonner comme çà, dans l'état dans lequel elle est tout peut lui arriver. De toutes façons le mec de la sécu la refuse à bord et nous voilà reparties vers le Bangalow. Là c'était plus drôle du tout: elle m'a versé une bouteille d'eau sur la tête, a tenté de sauter hors de la voiture en marche, a molesté un motard, LA TOTALE!!! J'espère que je ne serais jamais un jour dans un tel état. Moi j'étais bien vener, l'euphorie de la journée bien dissipée. Bref, je vous passe les détails du retour, à la fin même le staff n'en peut plus, on décide d'un commun accord de la recoller dans un taxi, retour à la gare. J'ai reçu un email hier de Amber car le lendemain de cette nuit j'étais quand même inquiète pour elle. Et devinez quoi? Elle a filé des coups de pieds dans le taxi, le chauffeur a appelé les cops qui l'ont mise en taule 24 heures. Tout ça lui a couté 1000 dollars pour payer le jail bail, 400 pour un nouveau billet pour la Barbade, 400 autres pour un avocat... De quoi vous dégouter de l'alcool nan?

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vendredi 23 novembre 2007

Mon intérieur et mon extérieur aussi

Ma voiture - Chevrolet Cobalt

Hostel entrance
Ma combi

Mon dortoir (mon lit c'est celui du haut, face)

Vue de mon lit, nice isn't it?

Welcome 2 Tijuana, Gringas!

Tequila, sex and marijuana. Must play song : Welcome to Tijuana - Manu Chao. Après une bonne boîte dans une vague et trois bonnes tasses, mes copines (aka Ozie Amber and Boxing Bekka) et moi avons décidé comme ça, trop la classe, rien qu'on se la pète, d'aller déjeuner au Mexique. Et ouai, c'est possible, la frontière est à moins de 45 minutes, tu peux même y aller en prenant le métro d'ici. Donc nous voilà sur la route, bosoleil, iPod on. Entrée EASY au Mexique, même pas de barrière. C'est clair ici le mur ne profite qu'à un seul côté. Bon c'est pas bien transcendant comme endroit Tijuana, c'est plus sombre que chez les Yankees, moins clean, un peu plus comme à la maison (celle d'Italie et celle du Maroc). Un peu triste aussi: on y voit des ânes peints en zèbres, immobilisés toute la journée pour que des gringos se fassent prendre en photo sur leurs dos avec des sombreros. On y voit aussi des pharmacies très très voyantes qui ressemblent à des sex-shops tellement elles racolent. Des flics qui pour le coup ont adoptés la Chips Attitude et ne l'ont jamais quittée. On a mangé notre Mexican combo en sirotant des Coca-Cola et en écoutant de la musique venant de l'autre côté, on a fait des achats en se rendant vraiment compte que les prix étaient élevés, mais so what the hell, on est là que pour quelques heures. Bref, à la nuit tombée et parce que finalement Tijuana est un peu un sas entre deux mondes, on s'en est allées et là deux jours de barres de rire ont commencés, non stop. 1) Passage de la frontière, la moins drôle, celle qui nous ramène au pays du micro-ondes: Amber a, comment dire, perdu ou bien jamais su qu'il fallait garder son petit papier vert, son Visa Waiver. Super. Nous voilà donc obligées d'emprunter une autre file de voitures, un autre "sas". Um... Une queue de 20 mètres, que des petits mexicains plutôt râblés, la peau bien sombre et les cheveux noirs et ma petite Amber bien blonde, bien rose au milieu des outcasts, des cas particuliers, des exceptions. Trop fort. Ça nous prends bien une heure cette histoire, et nous voilà de retour. Demain c'est Thanksgiving, pas mal de trafic, le last rush au supermarché, un bon petit resto de poisson, deux bouteilles de vin. Bien quoi.

mardi 20 novembre 2007

Flipper, tea and the ocean



Bon. Je retire tout ce que j'ai pu dire (et que j'ai pas écris) sur San Diego: peut-être j'étais pas dans un bon spirit, peut-être je me sentais un peu seule aussi, ça arrive quand on voyage seule souvent. Mais c'est passé, assez vite, grâce à des barres de rire avec des gens à peine connus, grâce au soleil, grâce au vélo, grâce aux perspectives de voyages futurs. J'ai exploré et quadrillé la ville sans la trouver bike-friendly vraiment. Old Town est mignon, Little Italy est probablement le meilleur quartier tant au niveau archi que vue: en haut d'une colline, à 5 minutes de vélo de downtown et tranquille. J'étais dans le coin pour retirer ma voiture de loc' : une bête de Chevee Cobalt coupée neuve. Que 659 Miles au comptoir. Nice. J'ai un peu lutté pour faire tenir sacs, vélo monté, roues et boîte et Hop! Sur la 5 direction le nord, vers L.A. Et puis comment dire, j'ai vu le soleil , le mer pas loin, j'ai fais un détour. Et me voilà ici depuis 4 jours au Bangalow à PB (http://www.bananabungalow.com/) - aka Pacific Beach. On dirait qu'ici tous les clients font en fait partie du personnel, trop zarb'.
Mon lit est probablement le meilleur lit du dortoir L au premier. (voir photo ci-contre). J'ai une double exposition: océan et ... Océan. Sweet. Comme d'hab' et pourtant je demande rien j'ai toujours le lit du haut dans ces lits superposés. Je pense que ce genre de traitement d'ado contribue à me maintenir jeune, dans ma tête, plus trop dans mon corps, mais bien là les mecs, bien là. Je kiffe: la mer est là, vraiment je retire tout ce que j'ai dis, SD rocks man, une ballade à/en vélo de trois heures dimanche, des tas de personnes rencontrées dont j'ai déjà oublié presque tous les noms, une pit trop mignonne qui tape des phases à la Odette (black lab'), des australiens, sud-africains, écossais, irlandais, kiwis, allemands, swedish, canadiens, and even French (moi même). Encore une fois, pas mal d'alcool, j'ai vu des types dans des états pas possible, plutôt amusants. Des surfeurs, des poivrots, des dauphins, des maisons incroyables - À LOUER -, un rollercoaster, la meeeeeerrrrrrrr... Je devais partir lundi pour me rendre à Joshua Tree Park et non, the hell with it, je suis là, je suis bien, je sens l'eau toute proche, je peux travailler, il y a toujours de la nourriture à partager, des bières aussi... Pffff, qu'est-ce qu'ils boivent ces gens. Il se passe aussi des trucs: Dylan s'est fait piqué par une raie pastenague y'a dix minutes, John a gagné une casquette Fat Burger pour avoir mangé un burger de 8 pouces de haut jusqu'au trognon, j'ai été voir Baewolf en 3D trolaclasse avec mes lunettes, quelqu'un a acheté un bête de gâteau pour la communauté, le repas de Thanksgiving se prépare. Tiens au fait, je dois être à Vegas demain soir, à Flagstaff, Arizona vendredi... Still a lot of driving ahead. Pour sûr je reviendrais ici, c'est un endroit pour moi, pour Matteo et ses potes (tu peux remplir ton verre de binouse à volonté pour 7 dollars jusqu'à ce que le tonneau entier soit vidé), le deck est terrible, tu peux faire des barbecues, le belle vie quoi. Je me demande même si je vais pas continuer à squatter, on verra. Je fonctionne comme ceci : un matin ça me prendra comme une envie de pi...., je prendrai mes affaires, calerai ma bicyclette sur la banquette arrière et zou. Allez hein, j'ai du taf.

P.S. : ok, deux de mes roommates m'ont fait trop rire: ils sont dans le Guiness Book des records pour avoir fait un truc trop débile (Mémé, il faut cliquer sur "fait un truc trop débile"). Fun. Ils sont au premier plan.

lundi 19 novembre 2007

Pourquoi 13?



Pourquoi 13? OK. Bon faut dire le départ de Frisco a été un peu chaotique: j'ai fais mon sac un peu beurrée, je suis sortie pour dire au revoir aux copines et j'ai re-bu, j'ai dormi 3 heures et j'avais un taf à rendre. Tout aurait très bien pu se passer dans l'absolu si AMTRAK n'était pas si... Comment dire? Illogique? Désorganisée? En retard? Bref, je comptais sur ces 14 heures de train pour m'installer tranquille avec mon ordi et puis non : les fauteuils, très larges et très confortables se trouvent à peu près à 1 mètre des tablettes, ce qui veut dire que pour avoir une position plus ou moins ergonomique, il faut se caler le dos avec au moins trois coussins. Ça tombe bien, ils en prêtent. Ensuite est venu le moment où j'ai dû brancher l'appareil et là, tenez-vous bien : seulement 1 prise, au niveau de la place 46 du dernier wagon de seconde. Mais attention une seule prise pour TOUTE LA SECONDE CLASSE!!! (environ 3 wagons de deux étages). Je rigole pas. Un truc de maboule. Pas de prise. Encore un aspect tiers-monde de ce pays. Donc, les gens ici étant quand même civilisés et courtois, chacun a réussi à trouver un arrangement, rechargeant son ordi ou portable ou blackberry à tour de rôle par intervalle de 20 minutes. Super. Ensuite, et comme si déjà j'étais pas assez à bout, je reçois un email qui me met un peu en bad... Pour la faire brève, je n'irais pas à Chicago voir Modest Mouse en concert (j'y ai quand même laissé pour 180 dollars de plumes) mon camarade s'est comment dire, fait virer par ses collocs. Voilà, voilà. Ensuite, énervée j'oublie mes lunettes sur ma tête et CRAC, je pète ma branche droite en me cognant. Plus cette trad en retard, ce travail qui n'avance pas, la gueule de bois un peu, j'étais pas bien en forme. Je suis arrivée à la gare de San Diego à 1h30 du matin, le train n'ayant qu'une heure de retard. Bien sûr, et là j'ai craqué vite fait dans la rue, j'ai du m'assoir par terre - arrivée à l'adresse du Youth Hostel, je me trouve devant une montée de 30 marches super raides, mes deux sacs sur le trottoir, mon ordi, mon vélo dans sa boîte. J'ai d'abord ri, puis pleuré, puis crié, puis tapé des pieds, jusqu'à ce que quelqu'un vienne m'aider. Ceux qui me connaissent n'ont pas besoin d'un dessin. Bref. Lorsque je check-in, en clin d'œil à cette journée parmi les pires, je me vois attribué une lit dans un dortoir de 6 dans la chambre numéro.................13. Une seule envie prendre une douche. Pas le courage. Trop de bord... dans mes sacs, je trouve pas ma serviette, au secours.

mercredi 14 novembre 2007

13



The parts written in English appear in italics. And, let's see... in YELLOW!

Bon. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes rencontrées, de discussions, de verres bus, d'images. Je savais bien qu'il ne fallait pas que j'arrête d'écrire, qu'il fallait que je maintienne la discipline, que je trie mes photos. Mais il fallait aussi que je me prépare à quitter un endroit pour en rejoindre un autre, que je dise au revoir, que je fasse mes sacs (encore), que je traverse le Golden Gate à vélo et que je me batte avec Amtrak (la compagnie de transport ferroviaire DE PERSONNES d'ici, qui vous donne envie d'adorer la SNCF malgré les grèves répétées).

Petite dédicace ici to all of you back there in SF, people with whom I a had a wonderful time, I had good laughs, shared drinks, foods ant thoughts :

Deli(cious) Anna
THE Incredible Tim
Peter Pan Tim
Tata Mitch and Tata Paul
Walkie Talkie
CorsicAndrea
Toulouse
Sweet Eve and Sweet Magda
Angela
Sylvie l'Intrépide

J'ai donc rencontré des personnes fort intéressantes et agréables. J'en profite au passage pour vous indiquer deux trois endroits pour bruncher, car j'ai passé pas mal de temps à discuter dans des restos, bars et autres breakfast places:

- Brenda's (French Soul Food)
652 Polk St (415) 345-8100 : Cajun cuisine, endroit minuscule dans Tenderloin, 20 tables, pas de résa. Essayez les croquettes de crabes ou les granola pancakes aux fruits frais. Bon café.

Euh... Universal ?

- Universal Café: bien aussi pour diner (résa fort conseillée: 415 821 4608), leur steak est TERRIBLE et leur carte des vins intéressante. Brunch incroyable mais très couru - pas de résa possible le week-end malgré le fait que l'endroit soit un peu excentré (19th and Bryant). Mangé et bu pour vous: le mimosa (cocktail à base de jus d'oranges pressées et pseudo-champagne), banana bread with cream cheese icing et turkey waldorf sandwich. Gorgeous. Le sandwich au rosbeef et mozza n'avait pas l'air mal non plus. Expresso parfait.
- Sea Breeze, 3940 Judah St. at 45th. Un endroit tout migon, près de la mer. Le café est pas trop pire, le bacon est bon et le staff sympa.
- DeLessio, 1695 Market St. Pour ses gâteaux de dingue.
- Martini's (à l'angle de Market et de Valencia): bar à cocktails plutôt gay friendly. Piano-bar avec crooner reprenant des old tracks de Nat King Cole et de Sinatra. Ambiance.

Zeitgeist.

- Zeitgeist (199 Valencia St at Duboce Ave): in the Mission. TERRRRIIIBBLLEEE!!! D'abord parce qu'avec son espace ouvert, on peut fumer en sirotant son godet ce qui n'est pas rien dans ce pays. Lieu de rendez-vous de cyclistes et de motards rebelles, de personnes décalées, de freaks et autres artistes. Cocktails massifs servis dans des tumblers à 7 $, trop bons. Endroit génial les jours de matchs et pour le spectacle. Scruttez pour voir passer la Tamale Woman avec son caddie et ses tupperware remplis de bouffe mexicaine. La bunny waitress qui vend bonbons, lunettes qui cligotent et farces et attrapes en tous genres. Essayez le Bloody Mary servi avec picadillo et branche de céleri ou le Long Island ice tea et ses cerises confites. Je suis repartie saoule mais ravie. Et à vélo.
Bikerack @ Zeitgeist


Petite transition facile ici: parlons-en du vélo. J'ai vite vu et compris que personne ici ne pédalaient dans les côtes, qui ici ne sont pas des côtes de pé... Euh ouai nan maintenant je dois plus l'utiliser trop celle-là d'expression. Ici on contourne les rues qui montent: on monte un bloc, ensuite on prends la rue perpendiculaire forcément plate, puis on tourne dans la prochaine rue qui monte, puis on reprends une perpendiculaire. On monte en "escalier"en fait, il y a même un parcours ici connu de tous les bikers: le wiggle (à Church & Market, près du Safeway). Des vélos ici y'en a plein et franchement cette ville vous fait un boulenbéton. L'état de la chaussée est comme à NY: déplorable. C'est d'ailleurs l'un des côtés tiers-monde de ce pays (;0) dixit l'Homme G. Des trous, des GROSSES fissures (probablement dues aux fréquents tremblements de terre), des nids de poule et... DES RAILS!!! Super dangereux pour les roues fines (genre comme les miennes). Mais ça c'est bon, je l'ai constaté tout de suite et me suis pas faite avoir. Ouf. En tous cas ici il y en a qui se battent pour plus de vélos, de pistes cyclables et surtout moins de voitures (ONE LESS CAR): la Bicycle Coalition, dont j'ai visité le quartier général, 995 Market Street, 15th floor. Ils nous envient notre Vélib' (je leur ai dis tout de même que niveau sécurité c'était pas trop trop ça), ils ont tous votés la proposition A et ils font des bêtes de T-shirts. Nan je rigole. Ici les bars biens acceptent les vélos (type Zeitgeist), en revanche les bus, tram, et autres transports publics ne sont pas vraiment équipés pour. J'en discutais d'ailleurs avec une Madame qui travaille sur le nouveau projet d'aménagement en racks pour 3 vélos des bus de Seattle... Si, si je vous assure, ce qu'elle m'a raconté m'a passionné.
@the Bicycle Coalition headquarters

Donc, pour la faire brève et parce que j'ai des crampes et que mon sang ne circule plus dans mes membres inférieurs : San Francsico est une ville épatante, je n'ai pas fini d'écrire dessus bien qu'étant déjà à San Diego depuis deux jours. D'ailleurs, je ne vais plus à Chicago: mon host s'est fait virer par ses colloc' et je retourne donc passer une semaine là-bas vers la fin du mois. Et puis ca m'ennuyait de rater la fête de départ d'Anna et il reste encore tellement de vins francais à faire goûter à mon ami Mitch. Yes Mitch I was mentionning you and Anna, saying that I will be back in a couple of weeks and that we will have more great times and more wine to share. Exciting isn't it?

Et comme toujours : plus de photos en bas de page. More pictures right at the bottom of the blog.

mercredi 7 novembre 2007

Winnie et la tectonique des plaques

Oh and here's for my fellow English speakers... I know, I suck, I should really get goin' with the English version of the blog, I truly am so so French and only think about how great and ancient my language is. Anyway. Here are a few lines where I am actually describing the wonders of Yosemite National Park. I'm so glad I did that two days trip - oh and by the way, Incredible Adventures should really stop doing the one-day one ;0) - . For those here who would not get it in French: I’m talking about the greatness of El Capitan and the Half Dome; I'm actually really tree-tripping over Giant Sequoias; I'm giving my friends a course on how important the fires actually are for the flora and I'm literally ecstatic looking at... bear pooh. Well I hope you're not going to run away from it all, this is actually interesting, with a lot of pictures, some videos of me riding my bike (September messages) and some jokes, bad enough I think I shouldn't spend time translating. For those new here I’m so glad I met you guys, I’ll try to keep this blog alive as long as my travels will permit it and even stuck in Gay Paris, I know I will eventually end up writing pages describing this wonderful town of mine.


Peace.

Les légendes apparaissent comme ceci.

Devant le réservoir Hetch Hetchy

Ok les mecs, je vais essayer de la faire brève et de revenir ici plus tard. J'ai reçu 10 000 mots à rendre pour lundi et j'ai 12 000 trucs à faire entre-temps. Je vais donc rester plus longtemps dans les parages de SF.
Giant Sequoia, dont les racines s'enfoncent très peu profondément dans le sol. D'où l'importance du feu pour brûler feuilles mortes, épines et autres afin de laisser la terre "respirer".

Pas vrai qu'on dirait une gargouille?

Yosemites vaut vraiment le détour. Nous avons, moi-même, ma copine Anna, Tim, notre guide-chauffeur de van-roulant-au-bio-diesel http://www.incadventures.com/, deux irlandaises délurées, un couple de septa trop mignons et un prêtre hollandais, de plus bénéficié d'une météo fort clémente. J'ai vu au soleil déclinant El Capitan (my Capitan...) où des minis grimpeurs allaient s'apprêter à passer la nuit.El Capitan - 3000 feet/1000 mètres

Les grimpeurs se trouvent sur l'arête du milieu, en diagonale de la photo, Bien au centre.

Oui, oui, au beau milieu de l'ascension, sur une arête de 3 pieds de large. Wouahou. J'ai vu aussi : le réservoir d'eau potable - Hetch Hetchy - qui abreuve largement la ville de San Francisco et ses environs; les feuilles jaunir, pâlir, prendre des tons orangés et me rappeler Ô combien je suis chanceuse de pouvoir témoigner de ces merveilleuse métamorphoses; un ourson trop choupinou (NEW: video en bas de page) qui devait avoir dans les un an et qui a perdu sa maman - aïe, j'en ai encore les larmes aux yeux. Tout ceci dans un cadre majestueux, entourée d'arbres géants millénaires que l'on voudrait pouvoir enserrer tout entiers.
Vue du haut du barrage Hetch Hetchy, l'eau qui coule vers les stations d'épuration de la ville.

Pour avoir une idée de la proportion de ces arbres.


Écorce calcinée
Mirror river and bent tree

El Capitan de profil

Giant Sequoias à l'écorce calcinée, arides blocs de granit, cascades asséchées... J'en ressort un peu moins ignorante: j'ai appris que les feux de forêts ici n'étaient pas tous graves, ils régulent d'ailleurs l'écosystème et sont même parfois déclenchés par les hommes. Ils sont "monitorés", vous roulez parfois même juste à côté et ils permettent de régénérer la terre. Dingue.

Striding down the 4 Mile Trail

The bottom of the 4 Mile Trail

J'ai aussi regardé de très près du caca d'ours: très foncé donc à haute teneur protéique, avec des brisures de glands, de noix et des poils. Comme pour les poubelles, "dis-moi ce que tu jettes et je te dirais qui tu es". Méfiez-vous, en rentrant je pourrais peut-être me décider à mener une étude sociologique de vos poubelles de salle de bain.


Sinon je vais laisser parler les images, pour une fois, tout se passe de commentaires.

Half Dome à droite, la vallée
Blue Jay bird









A deer. Obvious. Tim (à droite) http://www.incadventures.com/ and the Painter

P.S.: pour ceux intéressés par la vie de mon vélo: il est pas au top de sa forme, fu....' BA (aka British Airways) m'a voilé ma roue avant et mon dérailleur arrière a été un peu plié. Je suis pas ravie, même plutôt pissed off mais je vais le faire réparer et leur envoyer la facture. Ils ne savent pas à qui ils ont affaire. Les pauvres.

Vidéo de l'ourson. Trop chounou, vraiment trop.




360 degrees vista of El Capitan