lundi 19 novembre 2007

Pourquoi 13?



Pourquoi 13? OK. Bon faut dire le départ de Frisco a été un peu chaotique: j'ai fais mon sac un peu beurrée, je suis sortie pour dire au revoir aux copines et j'ai re-bu, j'ai dormi 3 heures et j'avais un taf à rendre. Tout aurait très bien pu se passer dans l'absolu si AMTRAK n'était pas si... Comment dire? Illogique? Désorganisée? En retard? Bref, je comptais sur ces 14 heures de train pour m'installer tranquille avec mon ordi et puis non : les fauteuils, très larges et très confortables se trouvent à peu près à 1 mètre des tablettes, ce qui veut dire que pour avoir une position plus ou moins ergonomique, il faut se caler le dos avec au moins trois coussins. Ça tombe bien, ils en prêtent. Ensuite est venu le moment où j'ai dû brancher l'appareil et là, tenez-vous bien : seulement 1 prise, au niveau de la place 46 du dernier wagon de seconde. Mais attention une seule prise pour TOUTE LA SECONDE CLASSE!!! (environ 3 wagons de deux étages). Je rigole pas. Un truc de maboule. Pas de prise. Encore un aspect tiers-monde de ce pays. Donc, les gens ici étant quand même civilisés et courtois, chacun a réussi à trouver un arrangement, rechargeant son ordi ou portable ou blackberry à tour de rôle par intervalle de 20 minutes. Super. Ensuite, et comme si déjà j'étais pas assez à bout, je reçois un email qui me met un peu en bad... Pour la faire brève, je n'irais pas à Chicago voir Modest Mouse en concert (j'y ai quand même laissé pour 180 dollars de plumes) mon camarade s'est comment dire, fait virer par ses collocs. Voilà, voilà. Ensuite, énervée j'oublie mes lunettes sur ma tête et CRAC, je pète ma branche droite en me cognant. Plus cette trad en retard, ce travail qui n'avance pas, la gueule de bois un peu, j'étais pas bien en forme. Je suis arrivée à la gare de San Diego à 1h30 du matin, le train n'ayant qu'une heure de retard. Bien sûr, et là j'ai craqué vite fait dans la rue, j'ai du m'assoir par terre - arrivée à l'adresse du Youth Hostel, je me trouve devant une montée de 30 marches super raides, mes deux sacs sur le trottoir, mon ordi, mon vélo dans sa boîte. J'ai d'abord ri, puis pleuré, puis crié, puis tapé des pieds, jusqu'à ce que quelqu'un vienne m'aider. Ceux qui me connaissent n'ont pas besoin d'un dessin. Bref. Lorsque je check-in, en clin d'œil à cette journée parmi les pires, je me vois attribué une lit dans un dortoir de 6 dans la chambre numéro.................13. Une seule envie prendre une douche. Pas le courage. Trop de bord... dans mes sacs, je trouve pas ma serviette, au secours.

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