
Ok, c'est sûr ici on parle hi-tech, tout se google ou se craigslit, d'ailleurs j'ai Yelpé mon coiffeur hier après-midi (www.yelp.com). Je me sens plutôt dans mon élément et, oui Mesdames, Messieurs, j'ai résisté à des achats compulsifs genre ordi miniature, iPod, video camera, comme une newyorkaise à qui l'on aurait confisqué la carte de crédit. Je passe donc pas mal de temps devant mon ordi, cosi per cambiare, mais grâce à lui, j'ai booké billets de train/d'avion, voiture, place de concert, hostel. J'ai un budget bien calculé, j'ai plannifié mon trip presque jour par jour jusqu'à mon départ. Pour vous aider à vous y retrouver:
- Je quitte San Francisco le 9 et prends le coastline jusqu'à San Diego (genre 15 heures de train)
- Je reste à San Diego une semaine et j'ai l'intention de: faire du vélo, apprendre le yoga, prendre des cours de surf et... C'est tout.
- Je quitte San Diego le 17 en voiture de loc' et pars à la conquête de l'Arizona. Joshua Tree, Grand Canyon, Phoenix et pourquoi pas, si je skip deux nuits de sommeil, Tucson...
- À l'aube du 23, lendemain de Thanksgiving, que je passerais à Flagstaff AZ, je m'embarque pour 32 heures de folie à bord d'un train direct pour Chicago. Gare aux phlébites.
- Oui, oui, vous avez bien lu, j'ai comme qui dirait oublier quelque chose à Chicago, ma brosse à dents préférée et un Sudoku raturé.
- Le 2 décembre, je vais voir Modest Mouse en concert et le 3 je vole pour SFO et - hopefully - j'attrape mon vol pour Paris. Yeepee.
Voilà le programme. Vous êtes ravis? Moi aussi.

Sinon... Aujourd'hui c'est dimanche. J'ai donc entrepris une thérapie dominicale lorsque j'étais à Brooklyn et j'ai bien l'intention de participer à toutes les réunions du groupe de discussion. Mon quartier s'appelle Tenderloin et c'est le quartier des crackmen et des épiceries ouvertes toute la nuit (www.tenderloin.net). En tous cas, et comme dirait Angela, une de mes room-mates: "Hey watch out, stay on the side, there's another Jerry Springer episode playing up here". On lave son linge sale en famille recomposée dans la rue et c'est clair que c'est parfois plutôt limite. En un mois, mon Youth Hostel a vu: un suicidé/ou mec trop bourré tombé du 5ème, on sait pas encore; une fusillade juste à l'angle et une attaque sanglante de pit-bull. Moi je kiffe quand même, l'Hostel est sympa et puis quand je marche la nuit je mets ma capuche. En plus, toujours flanquée de sacs plastiques, je me fonds bien dans la masse.

Là, tout de suite, je vais faire un tour à l'église du coin - oui, oui - pour écouter le service de 11 heures en gospel. Peace.
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