Bon bah c'est fini, je suis rentrée, poil au nez... Ah ah, j'essaye de rigoler mais bon, vite vite, une copine tout à l'heure me suggèrait de me dépêcher de prendre une mappemonde, de la faire tourner et de poser le doigt sur ma prochaine destination. Voilà, c'est fait: je pars au Sri-Lanka! Pays de méditation, de thé, de surf, de fonds marins préservés et de poissons multicolores. Le rêve. En attendant, vous pouvez regarder la mire: des dauphins, un coucher de soleil sur Pacific Beach. Des dauphins qui m'ont fait la parade le jour même de mon départ, déployés qu'ils étaient comme rarement nous les avions vus. J'étais sur mon surf, reportant l'échéance de la sortie de l'eau, répétant "just another wave, one last one". Et ils étaient là à jouer, à faire comme qui dirait les marioles, tandis que moi vraiment pourtant j'avais tenu le coup le coup jusque là mais j'ai versé ma larme. Et pi les pélicans s'y sont mis à leur tour, volant au ras de l'eau par escadrons de 4, la nature là tout près. C'est finalement encore un leash cassé qui m'a ramenée sur la plage et qui m'a précipitée vers LAX et le vol BA282.
vendredi 11 janvier 2008
Mire
Bon bah c'est fini, je suis rentrée, poil au nez... Ah ah, j'essaye de rigoler mais bon, vite vite, une copine tout à l'heure me suggèrait de me dépêcher de prendre une mappemonde, de la faire tourner et de poser le doigt sur ma prochaine destination. Voilà, c'est fait: je pars au Sri-Lanka! Pays de méditation, de thé, de surf, de fonds marins préservés et de poissons multicolores. Le rêve. En attendant, vous pouvez regarder la mire: des dauphins, un coucher de soleil sur Pacific Beach. Des dauphins qui m'ont fait la parade le jour même de mon départ, déployés qu'ils étaient comme rarement nous les avions vus. J'étais sur mon surf, reportant l'échéance de la sortie de l'eau, répétant "just another wave, one last one". Et ils étaient là à jouer, à faire comme qui dirait les marioles, tandis que moi vraiment pourtant j'avais tenu le coup le coup jusque là mais j'ai versé ma larme. Et pi les pélicans s'y sont mis à leur tour, volant au ras de l'eau par escadrons de 4, la nature là tout près. C'est finalement encore un leash cassé qui m'a ramenée sur la plage et qui m'a précipitée vers LAX et le vol BA282.
vendredi 4 janvier 2008
Thriller
Nan je sais le thème de mon bal de fin d'année aurait pu être celui-là, nan nan, je ne suis pas encore décédée, je suis bien là, je vis plus que jamais c'est d'ailleurs pour cela que j'ai un peu disparu: j'ai vécu. J'ai pris la vague de ma vie, acheté ma première combi de surf, cassé un leash, été témoin d'un mariage à Las Vegas on Xmas Day, reçu le bouquet sur mes pieds, été élue Employée du Mois du Banungalow, mangé le meilleur hot-dog de la terre dans la rue à minuit le 31, assisté à une bonne dizaine de couchers de soleil fabuleux... Quoi d'autre? Procédons un peu dans l'ordre et commençons par, voyons, ce qui suscite le plus d'intérêt, à savoir, le mariage:
My friend's best friend wedding



At New York New York Piano Bar, 12.25

Tout a commencé un soir de beuverie de départ, ma copine Clare partant pour NY, John rejoignant Jim à SF, bref une de ces soirées où on se rend compte que les copains et les copines de plage au Bungalow sont des amis pour la vie, de vrai, pas juste des avec qui on fait des pâtés et on tue les méduses. Bref, John me rappelle qu'il rejoint Jim car ce dernier se marie à Vegas on Xmas Day et qu'il est témoin, et que ça le fait bien rire tout ça mais enfin il faut qu'il trouve un second témoin, ce qui, vu les circonstances, ne manqua pas de m'interpeler. Me voilà donc enrôlée d'office, il ne reste qu'à obtenir l'accord - acquis casi d'office - de Jim, négocier deux voire trois jours de congés de "Housekeeping!" auprès de Josh et... trouver un moyen de locomotion. J'obtiens - Ô surprise - tout ce que je veux, même deux compères pour faire la route avec moi et partager l'essence. Côut total: 50 bucks. Yes I know, what a deal. Me voici donc en voiture après une matinée de surf grisante où j'ai pris THE vague de ma life, pas grosse, mais juste techniquement parfaite, bon coup de pagaie, deux pieds bien placés, bien accroupie, de côté pour suivre son break, parfait. J'étais très fière de moi, d'ailleurs j'en ai parlé pendant une heure et j'ai saoulé tout le monde. Bref. En voiture je me suis calmée, on m'a laissé brancher mon iPod, chose qui dans tous les cas ne peut que me contenter. La route jusqu'au Nevada est belle et désertique, l'arrivée sur Vegas est excitante, avec le pré-Vegas, sorte de zone urbaine clignotante qui vous laisse espérer Vegas mais qui n'en est en fait qu'une prémisse. Le gros, le lourd, est à quelques dizaines de Miles, sorte de puits de lumière au milieu du néant, une grosse fourmilière luminescente, un essaim bourdonnant, un blob. Je suis zyyypnotisée par ses néons, par la masse de piétons - oui, oui, il existe des villes piétonnes dans ces contrées, Vegas en est une - par le bruit. Mes potes me jettent littéralement on the curb du MGM Hotel où Mr. John H. a réservé une chambre. Enfin en tous cas c'est tout ce dont je me rappelle avec clarté, puisque je n'ai pas parlé à ce monsieur depuis la nuit où nous avons échafaudé notre plan de rendez-vous pour le mariage. Et oui, l'aventure c'est l'aventure! Ouf, il a en effet checked-in, mais no sorry, je ne peux pas vous donner le numéro de la chambre. Bien sur, pas grave, je laisse un message. Et voici Carole fidèle à elle-même, courant dans le hall immense du MGM, portable ouvert sur les bras, bermuda, tongs, doudoune et bonnet, en train d'essayer de capter le signal wi-fi de la zone business située à deux murs. Oui, j'ai oublié de vous dire qu'à Vegas il fait disons dans les 8 degrés? J'ai su ne pas flancher sous le regard noir des portiers, en étant parfaitement à l'aise comme si j'avais été cliente de l'hôtel depuis au moins deux semaines. J'arrive enfin à me connecter à mon Facebook, trouve un message providentiel non lu de John avec son numéro de tél. Nous nous retrouvons, je marche pieds nus sur la moquette de la chambre d'hôtel qui me rappelle les conditions pour le moins spartiates dans lesquelles j'ai vécu au cours du dernier mois, je pousse des cris stridents en découvrant la salle de bain, en touchant le bed comforter, ouai c'est pas mal mais y'a pas la mer et puis on peut pas ouvrir les fenêtres et la clim' c'est vraiment dégueu. D'ailleurs, je prends un Airborne tout de suite pour palier à l'attaque de germes.
Cette première soirée n'a pas été dingue dingue. Les petits loups, que nous retrouvons au bar du Louxor sont tout excités pour le mariage du lendemain, moi pour ma part, n'ayant pas de tenue, je me suis renseignée pour savoir si cette ville possédait un H&M dans lequel je pourrais trouver les effets nécessaires à mon rôle de témoin. Rendez-vous fixé au lendemain 11h45.


Levée. Course dingue à pieds puis finalement en taxi. Tornade bleu blanc rouge, littéralement hystérique dans le H&M du Planet Hollywood: robe frou-frou, jupe-jupon, veste amazone,
lunettes de star, me voilà
sapée, je passe en caisse les étiquettes au col, suppliant vendeur et caissier de m'en débarrasser
et de faire au plus vite. Il est 11h20, je ne peux pas louper ça. Mon cadeau de mariage est une bouteille d'Absolut boule-à-facettes. La Chapelle s'appelle The Little Church of The West. Rock'n'Roll.
Les mariés sont trop choux, la procédure et tout le blah-blah de la secrétaire à l'accueil un peu délétère, énonçant de manière rythmée la liste des différents suppléments auxquels nos jeunes mariées devraient réfléchir afin d'agrémenter leur "Wedding package" starting from $199. Anyway. John se tape l'émotion de l'année en marchant aux côtés d'Ella down the aisle. Moi j'ai la larme à l'œil. Ils sont choux, y'a pas à dire , mais Dieu que c'est kitsch, Dieu que c'est en carton-pâte, mais d'ailleurs, où est Dieu dans tout ça? On en sort, les bagues sont échangées, la séance photo
commence, avec nous comme professionnels. Plutôt marrant, vite vite, j'ai soif, il est temps que ça s'arrose. Nous montons dans un taxi littéralement psycho, qui prends des raccourcis sur des parkings, et nous dépose devant l'hôtel Paris que j'identifie en poussant un cri de surprise, en tombant nez contre pare-brise sur l'Arc de Triomphe. Je souris, encore, d'ailleurs j'ai mal aux joues tellement j'ai souris depuis ce matin 10 heures. Mon ami Gabi - clin d'oeil Daddy Cool - est un restaurant français per se, avec une jolie terrasse et une belle carte de vins. J'offre à mes amis une bouteille de Gigondas 2003, pas non plus un truc à se taper le cul par terre chez nous, mais ici tout de même une jolie bagatelle. Et le soleil est là, et nous mangeons des frites, de la viande rouge, de la baguette tartinée de beurre demi-sel, Vive la France! Je suis aux anges,
j'ai tombé la veste, j'ai trolaclasse avec mes lunettes.
Nous nous rendons ensuite dans un bar sympathique avec terrasse, Trader Vic's by the Planet Hollywood, nous commandons des Baileys Coffees et des Irish Coffees, quelque peu ratés par le barman mais c'est l'intention qui compte et puis ici, ils savent pas doser l'alcool, comme pour le sucre ou le sel, ils en rajoutent toujours des tonnes. Me voilà donc un peu ivre, mais toujours en place, nos amis nous laissent et vont se reposer. John et moi décidons de commander autre chose et d'attendre - et oui vous pensiez que je les avais oublié - mes deux amis de covoiturage, Matty and Mikey. Ils nous rejoignent, nous buvons,
nous nous rendons au Bellaggio trop un bête d'hôtel au plafond en verre de Murano, nous y mangeons sur le pouce mais fort bien, certains jouent, puis nous prenons un taxi vers New York New York. C'est ça Vegas en fait : tu fais le tour du monde sans même avoir à traverser les frontières d'un état. Le piano-bar est une expérience unique: deux pianistes se répondent et jouent des tracks on demand, l'ambiance bat son plein et Merry Christmas everyone, on fait la fête. Les just married nous rejoignent plutôt tard: re-tournées, re-photos, re-dédicaces et là la mariée est invitée par le pianiste à jeter son bouquet et, croyez-le ou non, j'ai tout filmé, même que le bouquet m'est tombé sur les pieds. Guess who's next?Back/Retour. Je sais plus trop si on a marché ou pris un taxi pour rentrer au MGM. Je me souviens que je tenais encore le bouquet et que j'ai du râler à propos du vivarium géant dans lequel des lions et lionceaux sont enfermés aux heures du jour pour rappeler que MGM c'est d'abord un lion qui baille et grogne dans un cadre avant les Tex Avery.
Rêve prémonitoire, que mes deux amis Matty and Mikey ont perdu leur mobile avec mon number, qu'ils galèrent pour me joindre... Et 8h20, appel de Matty, "mon cell phone is dead, quelle mission pour trouver ton numéro! Rendez-vous dans 20 minutes devant le lobby du MGM". Oui c'est vrai, on a dit qu'on irait surfer si on rentrait avant 15 heures. Saut du lit, sac refait en panique, toutenboule, John descend avec moi dans le hall pieds nus sur le marbre importé, trop jmenbalarace, esquive rapide, j'aime pas les au-revoir, je jette mon sac dans le coffre, fais un peu plus attention à celui contenant mon ordi, tiens mon iPod, le branche, souhaite encore un Merry Christmas à mes two favorite allies, on the road again.

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