mercredi 31 décembre 2008

The Christmas Party Massacre






Je vais essayer de vous la faire brève, histoire de pas avoir à sortir les violons, les tambourins et les crécelles. Oui, je suis revenue à Chicago pour revoir le mecauvélorouge. Oui, j’aurais dû écouter mes boyaux – listen to your guts, in the text – et réaliser que les problèmes de banque, de correspondances manquées, de tempêtes (mon vol était le dernier de la journée, tous les autres ayant été annulés) et de caca mou-vomi à mon arrivée à l'aéroport, étaient des signaux gros comme des canyons que m'envoyait je-ne-sais-qui de je-ne-sais-où pour que je rebrousse chemin ou tourne 7 fois ma langue dans ma bouche avant de l’ouvrir. Bref. Me voilà donc il y a dix jours, à l’aéroport d’O’hare, sous la neige, températures below zéro, pour revoir un jeune homme - oui oui, 24 ans seulement - pas vu depuis un an, peu entendu et lu quelquefois/quelques fois. Je sais, on ne change pas une équipe qui gagne. Ceux qui me connaissent savent de quoi je suis capable. Non, non, je n'ai pas débarqué avec un lys blanc et une lettre écrite sur un parchemin. J'avoue j'y ai pensé. Hi hi.


J’ai donc, couru sous la neige sur les rives du lac Michigan en me prenant pour Rocky et en évitant de me faire choper les chevilles par des écureuils affamés. J'ai littéralement parcouru de long en large Devon avenue, au Nord de la ville, strip to India and Pakistan, mangé des sudji parathas avec lentilles, avec oignons (et avec sauce blanche) au petit déj' arrosés de sweet lassi. J’y ai aussi fais mon Xmas shopping pour ma mission en Iowa (t'as vu, le meilleur reste à venir), en faisant des affaires pour quelques singles en glanant bâtons d'encens, pâtisseries orientales, dattes de la Mecque et autres knick-knacks à offrir à ma famille d'accueil. Car la situation la voici: le mec travaille de 14h à 2 heures. Bien névrosé, il ne dort pas avant 5-6 heures du matin, écoute de la bonne musique mais parfois un peu déprimante, traite le Wu Tang de shitty musique (il sait pas à qui il a affaire), balançant nonchalamment Wu Tang Forever dans le fin fond de son placard après m'avoir prévenu qu'un de ses potes l'avait oublié chez lui, ET, comble du comble, est le propriétaire d'une (je vais vomir) paire de CROCS!!!!!!!!!!

Veni - Vedi - Vici. Là j'ai su. Lui et moi, ça n’aurait jamais pu marcher de toute façon.

Avant de passer rapidement à l’épisode glacial, je suis toutefois ravie d’être revenue dans cette ville. Chi Town rocks, malgré le fait qu’un poll idiot l’ai classée en première position des villes les plus jalouses - je ne sais pas ce que ça veut dire, la presse ici me laisse bien souvent perplexe - et ville la plus stressante des US mais aussi la plus écolo. Tant mieux. Ce qui m'a le plus manqué après la fonte de la neige, fut mon vélo. Mais je m'en fiche, je reviendrais rider ses chaussées défoncées aux beaux jours, un ami colombien m’ayant invité à son mariage en juin. Rock on.













Newton Iowa. Températures inhumaines. Vent à décorner les cocus. Plaines et mamelons blancs. Peu d’images. Beaucoup de nourriture. Entourée de gens biens. Beaucoup de vin pour trouver le sommeil. Putsch iPod réussi dans la voiture à l'aller et au retour.




Chi Town – Phase II. J’ai changé mon vol de retour. Je vole le 31 pour San Diego, back to the ranch. Je le savais. J’ai quitté SD en disant que de toutes manières j'étais une femme libre et que je pouvais m'acheter un billet de retour à tout moment si la situation virait vinaigre. Encore une fois, je savais que j’allais droit dans le mur, mais j’ai quand même voulu essayer. Taureau jusqu’au bout des cornes. Hier j’ai pris mes clics et mes clacs, me suis trouvée un petit Motel – free porn, free movies, eau chaude à tous les étages (un seul) et j’ai passé ma foi une bien bonne journée. J’allais pas passer une nuit de plus avec mon ami l’homme des cavernes, qui n’a pas le wi-fi, qui dort pas la nuit et qui rigole que quand il boit. Cet après-midi, j'ai fais un tour dans le quartier, qui se trouve être le coin latino, me suis arrêtée dans une boulangerie-snackerie-eatery colombienne sur Lincoln.












J'y ai rencontré le sosie de Compay Segundo, qui m'a parlé direct de mes

yeux en me disant qu'ils étaient couleur

"Hazel"- not blue/not green/not gray, only the color of the person you're talking to thinks they are. Plus tard, ce docteur de 70 ans, m’a tapé une phase guédra trop golri, quote : Moi : "I translate. Financial stuff. Confidential stuff " – Juan : "Oh, I’d like to get confidential with you". Pas mal hein? Mon père a bien réussit à pécho le numéro de ma copine pour une histoire de permis à points



J’y ai aussi rencontré mon pote Melvin. Melvin va se marier le 6 juin – et je suis invitée – Il fête demain (31) un an de fiançailles (il a demandé la main de sa future philippine femme à Times Square, NY). Et - on top of that - a eu la classe internationale de payer mon déj’ en scred ! Deux beaux derniers jours de froid sec et de ciel bleu. De sourires d'enfants, de sourires de femmes, de fous rires toute seule en écoutant les infos en boucle – sauf pour ce qui se passe en terre sainte. Parmi les titres amusants, à retenir :

- The Xmas Party Massacre : white man kills 9 people showing up at a Xmas party dressed up as Santa. The man, from Iowa (sans mentir), intended to also kill his mother who was present at the reception. Joyeux Noël Félix !

- Deux voleurs de voiture ont été coincés après avoir appelé 911 par erreur (probablement l'un deux a dû poser ses fesses sur son téléphone), l’agent à l’autre bout du fil a pu enregistrer le dialogue des deux hommes, en déduire qu'ils volaient une voiture et a même réussit à les traquer grâce au gps intégré à l’appareil. Au moins quelque chose fonctionne à merveille dans ce pays. D.A. (Dumb Ass)

- Un père de famille a été condamné pour infanticide après avoir laissé ses 2 enfants marcher seuls vers la prochaine ville (à 10 Miles !), en pyjamas et après-ski, dans la neige, par moins 5 (Fahrenheit !!!!) après une panne de véhicule, alors qu’il essayait d’effectuer lui-même la réparation. D.A.

- The Man in the Attic : a fake Santa locked himself up for a whole week in a family’s attic, eating their food, wearing their clothes and got caught only bec. one of the family members noticed that some of his Xmas gifts had been opened!!! D.A.


Voili, voilo. C’est tout pour aujourd’hui. Je vais continuer à écrire, je pense même passer à la littérature érotique, je pense tenir un filon. (Le free porn du Diplomat Motel commence vraiment à me travailler sévère).



Où j'ai dormi :


















Où j'aurai pu dormir :



















... Et où j'aurai pu mal finir :



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