lundi 23 novembre 2009

Of Bikes and Men

Vite, vite mes mains, suivez ma tête, elle va trop vite, comme moi quand j'pédale - sans blague - nan vraiment, vous m'avez tirée du lit, il est 5 heures du mat', j'ai cherché pourtant à me retourner, à vous ignorer, à me dire que l'inspiration je l'avais perdue, tout comme le sourire de celle qui part... Ah ah, petites rigolotes, j'ai un peu mal à la tête , la pause burger-Picon-Caravane est passée comme une lettre à la poste, ça aurait pu être pire, ça s'est déjà fait.

Mais non. C'est une évidence. J'existe donc j'écris. Ouai vous aussi vous m'avez manqué les mecs. Les Anglo-saxons désolée, c'est pas encore pour tout de suite la version bilingue, déjà j'ai tellement de choses à écrire que mes mains se crampent, alors pour le cerveau, on attendra un peu.

Je pouvais pas abandonner le projet. Le prétexte du voyage nourricier pour l'inspi bah ouai tout ça c'est des prétextes, ma ville, c'est Paris, tant qu'à être ici autant ouvrir les yeux et profiter des voyages qu'elle nous offre. Et puis des bouts de voyages pas couché su'l'papier j'en ai plein ma besace, il faut que vous sachiez Bonnes Gens, que j'en ai encore des choses à vous raconter et que le projet qui me tenait à cœur il ne tenait qu'à moi qu'il se réalise.

Je voulais faire des portraits d'hommes, de femmes, d'enfants avec leurs vélos. Of Bikes and Men. Ça sonne comme le titre du bouquin de Steinbeck, Of Mice and Men, un bon lui aussi pour ce qui est des road trips -(cf. Travels with Charley). Leur parler, les photographier dans leur élément, leur maison, leur décor. Parce qu'un vélo à son histoire, on y met de soi, il nous ressemble, il porte tous ces détails cachés connus par nous seul pour lesquels on se flatte lorsque des yeux curieux les découvre. Mon vélo à moi c'est une fable. D'ailleurs c'est p'têt par lui que je vais commencer.

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